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Patanjali et les huit branches du Yoga

Maharishi Patanjali serait un sage légendaire dont les détails biographiques se perdent dans les brouillards du mythe et de l’histoire.


Selon une version, sa mère, Gonnika, pria le seigneur Vishnu, le dieu qui régit l’univers, de lui donner un enfant. Vishnu fut tellement ému par sa pureté et sa dévotion qu’il demanda à son serpent cosmique bien aimé, Ananta, de se préparer à la réincarnation humaine. Un minuscule morceau du corps céleste d’Ananta tomba dans les mains de Gonnika alors qu’elle priait, les paumes tournées vers le ciel. Elle nourrit de son amour cette graine cosmique jusqu’à ce que celle-ci se transforme en un bébé qu’elle appela Patanjali, combinaison entre pat, « descendu du ciel »et anjali, terme désignant sa posture de prière.

Selon les historiens Patanjali aurait vécu deux siècles avant la naissance du Christ et inventé les principes du yoga pour le bien de l’humanité.


Dans son livre, Les Yoga Sutras, Patanjali, que l’on peut considérer comme un explorateur de l’espace intérieur, développe en quatre chapitres comment libérer totalement l’humanité de la souffrance.

Pour accomplir ce noble projet, Patanjali a crée les huit branches du Yoga, les asthanga (astha signifie huit, anga membres) que nous allons voir ici dans les grandes lignes.

Chacune de ces composantes: Yama, Niyama, Asanas, Pranayama, Pratyahara, Dharana, Dhyana et Samadhi nous aident à passer d’une conscience restreinte à une conscience élargie. Il ne s’agit pas d’une succession d’étapes, ce sont différents points d’accès qui constituent le Raja Yoga, le chemin royal vers l’union.

Ces huit membres du yoga nous rappellent notre nature essentielle.

Le point de référence se déplace alors de l’ego à l’esprit, ce qui ouvre une perspective plus large. Pour ce faire le mental doit, évidemment, se calmer afin d’accéder à notre espace intérieur, à notre nature profonde.


Yama concerne les règles de comportement social qui permettent de nouer une relation avec autrui:

-non-violence,

-sincérité,

-harmonie,

-honnêteté,

-générosité.


Niyama concerne les règles du « comportement personnel », comment vivons-nous quand il n’y a personne pour nous regarder?

Les Niyama encouragent

-la pureté

-le contentement

-la discipline

-l’exploration spirituelle

-l’abandon au divin (s’en remettre à quelques chose de plus grand que nous)


Asana, ce mot signifie « position », l’asana conduit à l’intégration complète du corps et du mental. On devient conscient du flux énergétique qui nous traverse.

Les asanas permettent d’agir en totale conscience.

Les asanas contribuent à créer l’équilibre, la souplesse et la force, qualités essentielles pour mener une vie saine et dynamique.


Pranayama le Prana est la force vitale, l’énergie essentielle qui anime la matière inerte, lui donne vie. Les techniques de respiration consciente conduisent à la maîtrise de la force vitale. Il existe une relation intime entre la respiration et le mental. Quand le souffle est calme, régulier et fluide, le mental devient calme et centré.


Pratyahara consiste à devenir conscient de ce qui se passe dans le corps quand nous utilisons nos sens (ouïe, toucher, goût, odorat, vue). C’est une prise de conscience de nos expériences sensorielles dans notre monde intérieur.


Dharana correspond à la maîtrise de l’attention et de l’intention. Tout ce vers quoi nous dirigeons notre attention prend de l’importance à nos yeux, nous apprenons à valoriser notre attention, à la considérer comme un bien précieux. Une fois que notre concentration active quelque chose, nos intentions exercent une puissante influence sur sa concrétisation. Clarifier les intentions, c’est entamer leur réalisation. Pour exemple, nous pratiquons Dharana à chaque yoga nidra au moment du Sankalpa (intention posée mentalement dans une phrase courte et positive).


Dhyana permet d’exprimer que nous sommes dans ce monde et non pas de ce monde. Tout change de manière constante, nos pensées, nos sentiments, notre travail, nos amitiés,…. La seule constante, c’est le changement perpétuel.

Dhyana permet de cultiver notre conscience afin que, au milieu de ces changements incessants, nous ne perdions pas notre moi dans les objets de notre expérience.

Dhyana c’est développer cet état de conscience, celui de témoin en éveil continu. La méditation offre le moyen le plus direct de s’installer dans la posture du témoin: elle nous apprend à observer les pensées, les sentiments, les sensations, et les sons qui apparaissent dans la conscience, sans avoir besoin de réagir vis à vis d’eux.


Samadhi, cet état repose sur une conscience pure et illimitée. État au-delà du temps et de l’espace, du passé et du futur, au delà de l’individualité, c’est un enracinement dans notre être unifié. C’est l’état de notre vraie nature.

Dans cette disposition de l’être la peur et l’angoisse ne font jamais surface, le Samadhi nous libère.




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